Mines de la Bellongue et de la Core par le Baron de DIETRICH en 1786

.  Ils furent nombreux à battre les montagnes pour leur faire avouer où se trouvait les filons des principaux métaux, nécessaires à l’industrie ou à la pratique de la guerre. Mandaté par le bon roi Louis XVI, le baron de Dietrich fut l’un d’eux ; c’était en 1786. Trois ans plus tard, l’histoire coupa court… c’était un 14 juillet comme un autre !

Description des gîtes de minerai, des forges et des salines des Pyrénées, page 267, 268, 269

voir aussi :
Gobet, Nicolas (1735-1781). Les anciens minéralogistes du royaume de France 

[…] abondantes, dont il m’a été impossible de vérifier l’existence , on m’avait indiqué plusieurs mines dans la partie occidentale du Couserans. Voici l’état dans lequel je les ai trouvées.

Vallée de Bellongue, Mine de fer d’orgibet 1073-7x-4010
J’ai reconnu dans la vallée de Ballongue , (1073-7x-4010) paroisse  d’Orgibet, ferme d’Hérechet ou Hérétech , environ à 9000 toises à l’ouest-sud-ouest de Saint-Girons, dans le terrain de Dubuq de Sempalet, des restes d’anciens déblais d’une exploitation comblée, & sur laquelle on a bâti une grange; de manière qu’on ne peut plus rien connaître des travaux.
On trouve dans les déblais quelques petits fragments de pyrite cuivreuse, de mine de cuivre hépatique, de vert de montagne avec ocre, dans un schiste noir argileux. Les travaux  étaient environ à quarante pieds au dessus de la rive gauche du petit ruisseau de la goutte d’Hérétech , et sur la pente occidentale du ravin formé par ce ruisseau, très-élevés au dessus du niveau de la rivière de la bouigane; la nature du minéral était bonne; mais on ne peut asseoir une opinion fur un travail dont on a peine à apercevoir les traces.

mine de Cuivre de L’Anglade. (1073-7x-4004)
Des paysans d’Orgibet avaient fait une petite attaque près du hameau de l’Anglade, même paroisse, au-dessus du niveau de la rivière : le trou est comblé, & je n’y, ai aperçu que du spath & du schiste. Les gens qui avaient commencé cette petite exploitation, il y a quinze ou seize ans, m’ont assuré en avoir retiré de la mine de cuivre jaune & verte; mais ne pouvant en certifier l’existence, je me contente d’en donner note pour mémoire.

Mine de plomb et d’argent de la Souquette.
Augirein 1072-7x-4002, direction N35E, puissance >1 m  CR 1846 Caillaux.
Une mine plus importante que les précédentes, et qui mérite des recherches suivies, est celle dont i’ai reconnu la réalité dans la paroisse d’Augirein, même vallée,
Sur la rive gauche du ruisseau de la Souquette, située dans le bois, à une hauteur considérable, au-dessus de la cense de Firmin. Elle produit un minerai susceptible de rendre l’exploitation utile, pour peu qu’on constate la continuité du filon dans les travaux que j’ai trouvés comblés.

D’anciens ouvriers m’ont remis des blocs considérables de minerai, que j’ai essayé chez M. le Comte de Beust ; il m’a fourni 28 livres. de plomb, & 4 onces d’argent au quintal. Il y en a sans doute de plus riche en argent: car ce minéral est souvent composé en grande partie de mine d’argent blanche, mais plus communément, c’est un mélange de blende brune, de pyrite, de galène & de mine d’argent blanche, en petite portion; ce font ces derniers morceaux qui ont fourni la matière de l’essai qui en a été fait .

D’après Malus, cet argent tient de l’or, anc. min. T. I. p.125 Il y avait eu d’anciens travaux peu considérables, faits par M. Crouzet, et, dirigés sur huit heures, que j’ai trouvés comblés et impénétrables à moins d’un travail de plusieurs jours.

Pyrite martiale de St-Lary. 1073-6x diamètre =5 m p=1,8 m
On a tiré à St.Lary de la pyrite martiale par un trou d’environ 16 pieds de diamètre sur 5 à 6 pieds de profondeur. Elle y était mêlée de mine de fer, & on n’y voit aucune indication de filon. Il parait qu’elle y était en masse. On en ramassé beaucoup dans le champ du nommé Nicolas Tougne , situé à environ 15 toises au dessus des déblais de cette fouille, d’où elle parait avoir été roulée.

Mine de Cuivre prétendue aurifère de Portet. 1073-6x
En remontant la vallée de Ballongue , jusqu’à Portet, on trouve à 1000 toises environ de ce village, montagne du Minier, qui tire son nom d’une exploitation de mines, faite par un nommé Bertin d’Alan, & par M. Crouzet de Saint Gaudens,, dont il ne reste plus d’autres vestiges que des déblais. Les habitants du pays affirment tous que la mine de cuivre jaune & hépatique, le vert de montagne et  la mine de fer qu’on en retirait étaient aurifères; Malus le prétend aussi. (anc. min. T. 1. p. 124.)

Le rocher des déblais est un schiste calcaire bleuâtre. J’y ai trouvé de très petits échantillons des différentes variétés de mine que je viens de citer.
Les travaux de Portet n’ont été interrompus, au dire des gens du pays , que par la mort de M. Crouzet.
Malus cite encore des mines de plomb & d’argent tenant or, de la montagne de Chichois; montagne fort haute & fort difficile, éloignée de trois grandes lieues de Portet. (ibid. p. 124).

Mine de plomb des Aciés :
On trouve encore dans la paroisse de Porter, au canton des Aciés, prés le terrain de Pierre Roussette de Portet, de gros rognons de galène massive  » teffulaire « , répandus dans la terre-glaire, et  dispersés dans les rochers des environs.

MESURES ANCIENNES

Livre  490 g
Marc   245 g
Once  30 g
Gros=4 grains  53 mg
Quintal  49 kg
Toise (6 pieds)  1,949 m
Pied (12 pouces)  32,4 cm
Pouce  2,706 cm
.  Voilà les mines dans la vallée de la Bellongue.

.  Voici pour le Castillonnais et la mine du col de la Core. 
   
.  Nous faisons suivre l’article de Mussy (1864) sur les mines de la dite vallée que vous retrouverez sur le site ami gold09.fr  

Pages 80, 81, 82, 83

Plomb de Peyronére.
En montant de la Clotte au fond de la vallée d’Autrech , à 100 mètres au-dessous du col qui conduit la vallée de l‘Isard au quartier de Peyronère, sont deux filons parallèles de 0m50 à 1 mètre de puissance séparés entre eux par 40 ou 50 mètres de schistes de la montagne; le minerai est un mélange de blende et galène à grains fins riches en argent, le mélange n’est pas intime; le filon nord contient, en outre, de la pyrite de fer ;ces deux gîtes sont orientés 0.10° S. et plongent de 50 à 60° au nord; Ils se prolongent vers l’est sous le pic qui domine de ce cote le col de l’Isard, et du côté de la Haute-Garonne, dans la vallée de Couledoux, où on trouve des restes importants d’anciens travaux.

Plomb de La Bellongue.
La lisière Nord du bassin de transition, séparée de la précédente par les montagne du trias et du calcaire jurassique, forme le versant gauche de la vallée de la Bellongue et contient également quelques gîtes de plomb de moindre importance sur lesquels peu de travaux ont été faits; ils ne sent connus que par leurs affleurements.
On trouve en marchant de l’est à l’ouest :
1° Sur la rive droite du ruisseau qui descend du sud au nord à l’ouest d’lllartein, et à 2 kilomètres environ de ce dernier village, une petite tranchée sur un filet de galène de quelques centimètres; cette attaque est sur le sentier de montagne qui conduit d’Illartein à Orgibet;

2° Au sud-est du village d’Augistrou, tout prés de la Bouigane, sur sa rive gauche et au sud-est d’Orgibet, sur le rive droite de la meule rivière, sont deux affleurement; de galène où aucun travail n’a été exécuté;

3° Entre Augirein et Orgibet, sur le bord de la route et rivegauche de la vallée, est un filon de porphire de 0m40 N.S., qui recoupe perpendiculairement les couches dirigées de l’est à l’Ouest ; dans ce filon est un petit filet de galène de 0m10  d’épaisseur dirigée N. 20° 0. ; on y a exécuté une descenderie de 3 mètres suivi d’un petit puits.
A 50  mètre plus à l’ouest est un filon parallèle de même nature
de l’autre coté de la Bouigane, en face de ce petit travail, au hameau des Angladas; est  une petite tranchée sur un filon de galène  de même nature et placé dans les mêmes conditions.4° En remontant le vallon d’Augirein du nord au sud on trouve un peu à l’ aval du hameau de Serrepelade, un petit   filon de quartz de 0m10 accompagné de galène et blendes à larges facettes dirigé O. 45° N. avec plongement de 50° au sud; à coté est un   un filon d’ocre avec pyrite de cuivre.

Plomb de la Souquette


En remontant au fonds du même vallon et sur la rive gauche, au quartier de de la Souquette, sont d’anciens travaux sur un beau filon de galène à grains fin, orienté 0. 35° S. et enclavé dans schistes ardoisiers; le filon a été mis à nu par une tranchée de 10 mètres fort ancienne et en partie éboulée; au-dessous de la tranchée est une galerie en direction de 20 mètres suivie d’un puits; le tout est inondé; le toit et le mur sont schisteux ;
Le minerai est très beau, à grains fins et très argentifère, mélange d’un peu de blende et de pyrite de Fer; au toit du filon principal qui parait avoir plus d’un mètre est un petit filet de 0 m 10 sur lequel a été commencée une galerie.
Si de la Souquette ou marche vers l’est de l’autre coté de la rivière d’Augirein, ou trouve des affleurements analogues à celui de la Souquette.

Du coté; de l’ouest on passe dans le vallon de Rouech où sont dans  la même direction quelques affleurements de blende et pyrite dans les schistes  ardoisiers

Groupes Cuivreux
Sur les  deux versants de la chaîne de montagne qui sépare les vallée de la Bellongue et de Sentein, on trouve au contact des grés du trias et du calcaire qui les dominent des affleurements variés de minerai de cuivre.

Cuivre d’Irazein
Sur le venant sud de cette montagne, au-dessus du village d’Irazein, est une recherche assez récente pour cuivre sur un minerai de cuivre gris contenant 36 pour 100 et 880 grammes argent aux 100 kilos de minerai avec des traces d’or; ce gîte est généralement peu puissant et placé au contact des grés du trias et du calcaire supérieur; il est concordant avec les couches en direction, mais parait discordant en plongement; les couches s’inclinent de 40° au nord et le filon est presque vertical; le toit est calcaire, le mur est du grès rouge à grains fins; le cuivre est fréquemment accompagné d’un filon de fer carbonate de 10 à 20 centimètres d’épaisseur; le filon est orienté 0. 40° N. et gravit en écharpe la montagne escarpée qui domine au nord Irazein; les travaux consistent en six tranchées de 2 à  3 mètres chacune ayant mis à nu le filon sur une hauteur de 200 mètres environ; il est loin d’être continu, plusieurs attaques n’ont donné aucun résultat ; dans sa plus grande puissance, il atteint à peine I0 centimètres.
Du coté de l’est on trouve aussi quelques traces cuivreuses vers Uchentein toujours au contact de grès et calcaires.

Cuivre de Saint-Lary
Vers l’ouest d’Erazein, au col de Nedé, on n’a jusqu’à ce jour constaté aucun affleurement, niais plus loin dans le vallon du Rouech, à moitié chemin de Saint–Lary à Berguerasse, sur la rive gauche de ce vallon et à 300 mètres au-dessus de la rivière, sont des restes de travaux importants pour cuivre qui portent le nom de mine de cuivre de Saint-Lary.
Le filon de cuivre de Saint-Lary est orienté 0. 20° N. avec plongement de 30 à 35° au nord ; il est presque horizontal; le toit est calcaire, le mur est du grés rouge; le gîte est au contact du trias et calcaire supérieur ; on peut pénétrer dans ces travaux sur 50 mètres environ, au delà les avancées sot’ bouchées par des éboulements; la gangue du filon est quartzeuse, le minerai est du cuivre pyriteux avec carbonate disséminé en mouches dans le quartz; plus à l’ouest dans la Haute-Garonne, on retrouve dans la même position d’autres gîtes cuivreux sur lesquels à plusieurs reprises ont été tentées des recherches sérieuses.

Sur le versant nord des montagnes qui forme, du reste, la rive droite de la vallée de la Bellongue, le contact du trias et du calcaire supérieur se trouve tout près de la crête et contient un certain nombre d’affleurements de cuivre qui depuis de longues animes donnent lieu à des légendes concernant des mines fabuleuses d’or gardées par des dragons,

Ou trouve en marchant de l’est à l’ouest :
Au fond de la vallée d’Argein, tout prés de la crête  dans la foret domaniale d’Araing,   deux petites attaques ou tranchées sur deux affleurements de cuivre pyriteux qui passent dans le pays pour mines d’or.  (Pic de Moussaou)
Au fond du vallon qui descend d’lllartein, sont trois attaques sur des indices de cuivre de même nature.
De même au fond du vallon du hameau de la Mousquére, qui débouche dans la Bouigane, entre Illartein et Orgibet sont des indices de cuivre ; plus à l’ouest les affleurements sont plus rares, aucun n’a été porté à ma connaissance.

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